mercredi 11 février 2026

Petite mise au point (5)

Je voudrais répondre à celles et ceux qui pensent, à tort, que je me bats contre les règles communément admises et qui régissent le haïku francophone. Je tiens à les rassurer car il n'entre pas dans mes intentions de porter la révolution dans l'univers du dit haïku francophone.

Mon propos part du constat que la langue française est trop différente de la langue japonaise, que la culture japonaise est à 1000 lieues et plus de la culture française. Aussi, il me semble vain de décalquer purement et simplement le haïku de tradition pour en faire une forme poétique française. Maurice Coayaud, orientaliste réputé, estimait que le haïku francophone devait se limiter à une douzaine de syllabes et non s'étendre sur 17 comme préconisé par celles et ceux qui confondent mores et syllabes. Ceci dit, ce n'est que mon opinion que je propose en partage, libre à chacun et à chacune de la recevoir ou pas. Je suis partisan de conserver l'esprit du haïku mais je ne m'interdis pas de des recherches sur la lettre (la forme et la métrique) pour permettre à l'esprit de mieux s'exprimer.

Sur un seul souffle, les 17 mores du haïku sont bien rendues par les 12 syllabes d’un alexandrin « dégoupillé »sur trois lignes selon une métrique 3/6/3.

Nous rencontrons ainsi les préconisations de Maurice Coyaud, fin connaisseur des littératures asiatiques …
ciel couvert ~
le parfum du rosier
n’en a cure

© jean luc werpin 03/05/2025

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