vendredi 28 août 2026

Haïku

premier crépuscule ~
de la branche d’un ginkgo
l’envol d’un geai bleu

© jean luc werpin 28/08/2026
(version provisoire)

mercredi 26 août 2026

Haïku ou Mukuku

façon haïku
d’un ténu nuage
une fine pluie s’en vient
s’en va s’en revient
***
façon « Mukuku* »
d’un ténu nuage
une fine pluie s’en vient
puis s’en va

Pour le Kukaï Manmaru de septembre, j’envisage de remplacer ma première ligne par : « premiers jours d’automne »

© jean luc werpin 26/08/2026

* un Mukuku est une nouvelle manière d’écrire des haïkus mise au point par Laurent Mabessone マブソン 青眼.
Elle se caractérise notamment par une métrique 5/7/3

C’est quoi un haïku …

C’est quoi un haïku, sinon l'épave d’un instant sur le fleuve du temps

© jean luc werpin 26/08/2026

Haïku

d’un instant 
l’éphémère nuage 
~ l’oublier

© jean luc werpin 26/08/2026

lundi 24 août 2026

Kukaï Manmaru du 23 Août 2026 …

C’est toujours agréable de recevoir un très amical tensaku constructif et instructif à propos d’un de mes haïkus.
Ce dimanche 23 août, à l’occasion d’un Kukaï au quel je prends plaisir à participer, j’ai proposé ce haïku :
quatorze juillet ~
l’écho des pas cadencés
d’un mille-pattes
Yasushi Nozu, le directeur du kukaï, m’a fait remarquer que le « mille-pattes » est, au Japon, un kigo d’été; j’ignorais ce détail.
Yasushi aussi m’a proposé le tensaku suivant :
quatorze juillet ~
l’écho des pas cadencés
de l’orchestre
Ce tensaku est très intéressant mais il gomme un peu le sens que je voulais donner à mon haïku. Je pense que proposer fanfare ou clique au lieu de l’orchestre rend mieux l’atmosphère militaire du défilé.
quatorze juillet ~
l’écho des pas cadencés
de la fanfare
quatorze juillet ~
l’écho des pas cadencés
de la clique
Je pense que le mot clique rend mieux l’ambiance militaire que fanfare que j’estime plus adapté à un défilé de majorettes.
Mais si je désire conserver mon cher « mille-pattes » je pourrais aussi écrire :
fête nationale ~
l’écho des pas cadencés
d’un mille-pattes
fête nationale » au contraire des 14 ou 21 juillet n’est plus un kigo cqfd !

Kukaï du dimanche 23/08/2026 … des avis

Kukaï du dimanche 23/08/2026, je désire partager avec vous les appréciations de deux de mes haïkus :

Nuages d’orage ~
De nombreux papillons blancs
En vol au jardin

Geneviève Fillion : Les papillons blancs qui volent avant l’orage sentent l’approche du danger.
Les humains aussi, nous sommes sensibles parfois comme les papillons blancs. Nous pouvons sentir venir les événements difficiles. En faisant une autre lecture de ce haïku, je percevais aussi la force de ces papillons blancs, qui, bien que fragiles, sont capables d’affronter les intempéries.

France Cliche : J’aime le contraste du noir des nuages, et du blanc des papillons, et ce, parmi les couleurs du jardin ! Je me suis laissée transporter dans ce lieu, avec grand plaisir !

***********
Quatorze juillet ~
L’écho des pas cadencés
D’un mille-pattes

Christine Boutevin : J'ai beaucoup aimé la chute de la ligne 3. Ce regard décalé face au rituel du défilé militaire est très savoureux. J'y vois aussi un message pacifiste. Au lieu d'admirer les soldats et leur matériel, observons et écoutons les petites bêtes de la Terre.

Masataka Minagawa : Ce haïku laisse croire que l’écho de pas cadencés proviennent cela du défilé de la fête nationale, alors qu’il s’agit en réalité de cela d’un mille-pattes. Ce contraste est marqué et intéressant. Un haiku plein d’humour, avec une legère pointe d’ironie enver la cérémonie.
Au Japon, le mille-pattes est aussi un kigo d’été.

Yasushi Nozu : Pour écrire " Quatorze juillet ", ce haïku est intéressant. Mais " mille-pattes " est aussi le kigo d’été (kigasanari), et il fait faible effet comme un haïku de " Quatorze juillet ". J’aimerais mieux l’écrire par le fait de l’homme. Au fait, pour L2 j’évoque le geste que l’équipe del’orchestre tapent des pieds sur le plancher quand ils finissent exécuter la musique. Ainsi par exemple, je voudrais le corriger ci-dessous :
Quatorze juillet
L’écho des pas cadencés
De l’orchestre
Ce fut une très agréable et très instructive rencontre.

Quatre lignes

de crépuscule
en crépuscule
vit l’éphémère
coquelicot
© jean luc werpin 24/08/2026

lundi 17 août 2026

Et voilà, c’est aussi ça l’âge …

Nous voici, mon épouse et moi, de retour chez nous après avoir gardé le chat et la maison des enfants partis quatre semaines en vacances.
La canicule m’a épuisé, éreinté, lessivé, liquéfié, rincé et vidé, tant physiquement qu’intellectuellement, à un point tel que le poids des ans me semble deux fois plus lourd qu’il y a un mois.

mémoire mémoire
~ mon disque dur fragmenté
peine à suivre

© jean luc werpin 17/08/2026

La visite …

pluies passées
~ d’un papillon blanc 
la visite 

© jean luc werpin 17/08/2026

dimanche 16 août 2026

vendredi 14 août 2026

En parallèle …

… le temps n’existe pas, il EST ! Parfois il nous fait la grâce de nous offrir un peu de lui …

chemine le temps 
d’imprévus en improbables
chemine ma vie

© jean luc werpin 15/08/2026

jeudi 13 août 2026

haïkus du jour

passent les saisons 
mes chemins si différents 
se ressemblent 
***
asséché
l’océan des rêves 
~ faire avec
***
© jean luc werpin 13/08/2026

mercredi 12 août 2026

Interlude …

Ne cherchez pas dans ce post une quelconque intention de sombrer dans la vulgarité mais vous conviendrez avec moi que les toponymes de certains lieux invitent, parfois, à se risquer à une petite « gauloiserie ».
À environ un kilomètre des thermes de Préchacq-les-Bains, dans la prairie, un site abrite encore une source thermale autour de 30 °C. Sa présence rappelle que les eaux de Préchacq ne se limitent pas aux thermes en activité.
Le bassin, les maçonneries et les vestiges visibles sur place montrent que le lieu a longtemps été fréquenté et exploité. Ce n’est donc pas seulement une source perdue dans la prairie, mais un ancien site aménagé où l’eau, les traces bâties et le paysage humide de l’Adour se croisent encore.
Le nom de ce lieu est cité en troisième vers de ce tercet :
chaudes et soufrées
coulent les eaux
du Trou de Madame
C’est en effectuant quelques recherches sur la Rivière à la Dame, suite à la lecture d’un haïku, que j’ai appris l’existence de ces anciens thermes, qui je le précise n’ont rien à voir avec la rivière sus-nommée.

Chemins incertains …

chemins incertains ~
dans les pas de Santôka 
poser son pas 

© jean luc werpin 12/08/2026

mardi 11 août 2026

Revision …

chemin de halage
j’arpente les longues heures
des mariniers 

© jean luc werpin 12/08/2026

Révision de la première ligne d’un ancien

Haïku

premier crépuscule ~ de la branche d’un ginkgo l’envol d’un geai bleu © jean luc werpin 28/08/2026 (version provisoire)