samedi 31 octobre 2026

Il y a 70 ans …

Il y longtemps, les adultes, nos parents, portaient fièrement, voire orgueilleusement, dans leurs bras des pots de gros chrysanthèmes pour les déposer ostensiblement sur les tombes des défunts de la famille. Bien sûr, ils n’oubliaient jamais de faire quelques commentaires à propos de la supposée avarice de certains qui avaient choisi des fleurs plus modestes. La belle charité chrétienne pointait alors que certains préféraient honorer le cabaret et sa tenancière que de penser à leurs chers défunts … ainsi allait la vie il y a 70 ans.

matin de Toussaint
~ dans ma main
quelques fleurs sauvages

© jean luc werpin 31/10/2026

Actualité

fête de Samhain
~ au village
chants et joies que j’ois

trident © jean luc werpin 31/10/2026

de saison …

cimetière ~
j’accroche mes mots 
au silence


HOG 11 © jean luc werpin 31/10/2026

Sept ans déjà ….

fin de partie ~
pour le vieil épouvantail
d’autres horizons
ersatz © jean luc werpin 2019

vendredi 30 octobre 2026

Projet … si j’en ai le courage !

Projet ! Refondre en profondeur le recueil « Menues Monnaies », le réorganiser par thèmes, l’augmenter en l’actualisant et y adjoindre aussi quelques traductions en langue japonaise. 
Je souhaite aussi écrire soit une préface, soit une postface afin de préciser ma démarche d’auteur et son évolution au cours de 10 années d’écriture. 

Si ce projet se réalise, je compte faire la même démarche avec 
« Les fines Rides du Temps » et « Testament des Mots ». 
Ces deux recueils seraient élagués, fusionnés et également augmentés. 




D’aujourd’hui …


 

Toujours des Menues Monnaies …



Menues Monnaies … encore


Menues Monnaies


Ivre de mots

page blanche
mes mots sans boussole
naviguent
sur un bateau ivre
© jean luc werpin 29/10/2026

mardi 27 octobre 2026

Encore au Kukaï

Feuille à feuille
Les feuillus se défeuillent
Feuilles mortes

© jean luc werpin

L’avis de Jean Antonini à propos de mon haïku : Je suis un partisan de la répétition dans le haïku et ici, elle ne manque pas, tout en exprimant bien le monceau des feuilles qu’apporte l’automne.
La répétition est considérée comme un interdit dans la littérature française. Ici, donc, c’est une originalité. En répétant, on réduit le sens du haïku : pourquoi donc s’exprimer aujourd’hui ?

À propos de mon haïku discuté, ce dimanche matin, au Kukaï Manmaru

Ce Haïku a suscité un vif débat :


un brin brigand
je cueille un kaki bien mûr
au jardin public
© jean luc werpin 12/10/2026

Sur le fond : il n'est pas concevable (en tout cas au Japon?) que l'on puisse voler le fruit d'un arbre d'un jardin public

Sur la technique du haïku: 
La première ligne est trop explicite sur l'acte (le crime) commis. 
Le haïku (et même si c'est un senryu) devrait seulement suggérer l'espièglerie (le crime) et non pas l'avouer dès la première ligne.
La remplacer par exemple par : Personne ne regarde.
(Propos relevés par Nicolas Sauvage)

Mais l'humour de ce haïku a été apprécié.

Avis de Masataka Minagawa : J’aime beaucoup l’humour de ce haïku. Je vois souvent un plaqueminier chargé de nombreux fruits. Je dois résister à la tentation d’en cueillir un.
Devant un kaki bien mûr dans un jardin public, le poète se sent l’âme d’un petit brigand. La tentation est si forte que l’envie d’en
cueillir un devient presque un jeu innocent.

lundi 19 octobre 2026

mots épars

arrêter le temps
rien que le temps d’un instant
~ vivre ce temps mort

***

le temps
ce si long
cargo
pour l’instant
vie et mort

© jean luc werpin 19/10/2026

photo du jour

timide soleil ~ 
le grand cormoran déploie 
et sèche ses ailes

… et version pour FaceBook …

soleil automnal ~ 
le grand cormoran déploie 
et sèche ses ailes

© jean luc werpin 19/10/2026

il pleut …

crachin du matin
~ plus verte 
l’herbe du jardin 

© jean luc werpin 19/10/2026

Il y a 70 ans …

Il y longtemps, les adultes, nos parents, portaient fièrement, voire orgueilleusement, dans leurs bras des pots de gros chrysanthèmes pour l...