mercredi 11 février 2026

Petite mise au point (2)

J’use, volontiers, du vocable « haïku franponais » pour désigner un haïku écrit par un auteur francophone, qui contre toute évidence, s’efforce d’imiter au plus près les pratiques japonaises, sans tenir compte des différences qui existent entre les phonologies et les grammaires de ces deux langues, pourtant si éloignées l’une de l’autre.

Et en disant cela, je n’évoque même pas le vaste océan qui sépare nos deux cultures.

J’avoue, toute honte bue, que je tombe souvent dans le travers du «franponisme». C’est pour cette raison que je préfère qualifier de brimborions, mes assemblages de petits mots écrits sur trois lignes. En parallèle, je soumets ma pratique à mes amis japonais ou à des francophones qui résident et travaillent au Japon. Je continue à me documenter, à m’initier aux arcanes de la grammaire nipponne et j’explore avec délice les métriques susceptibles de restituer au mieux l’esprit de ce minuscule poème même si la lettre doit en pâtir au grand dam de certains, joyeusement autoproclamés, gardiens du temple.


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