Kukaï du dimanche 23/08/2026, je désire partager avec vous les appréciations de deux de mes haïkus :
Nuages d’orage ~
De nombreux papillons blancs
En vol au jardin
Geneviève Fillion : Les papillons blancs qui volent avant l’orage sentent l’approche du danger.
Les humains aussi, nous sommes sensibles parfois comme les papillons blancs. Nous pouvons sentir venir les événements difficiles. En faisant une autre lecture de ce haïku, je percevais aussi la force de ces papillons blancs, qui, bien que fragiles, sont capables d’affronter les intempéries.
France Cliche : J’aime le contraste du noir des nuages, et du blanc des papillons, et ce, parmi les couleurs du jardin ! Je me suis laissée transporter dans ce lieu, avec grand plaisir !
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Quatorze juillet ~
L’écho des pas cadencés
D’un mille-pattes
Christine Boutevin : J'ai beaucoup aimé la chute de la ligne 3. Ce regard décalé face au rituel du défilé militaire est très savoureux. J'y vois aussi un message pacifiste. Au lieu d'admirer les soldats et leur matériel, observons et écoutons les petites bêtes de la Terre.
Masataka Minagawa : Ce haïku laisse croire que l’écho de pas cadencés proviennent cela du défilé de la fête nationale, alors qu’il s’agit en réalité de cela d’un mille-pattes. Ce contraste est marqué et intéressant. Un haiku plein d’humour, avec une legère pointe d’ironie enver la cérémonie.
Au Japon, le mille-pattes est aussi un kigo d’été.
Yasushi Nozu : Pour écrire " Quatorze juillet ", ce haïku est intéressant. Mais " mille-pattes " est aussi le kigo d’été (kigasanari), et il fait faible effet comme un haïku de " Quatorze juillet ". J’aimerais mieux l’écrire par le fait de l’homme. Au fait, pour L2 j’évoque le geste que l’équipe del’orchestre tapent des pieds sur le plancher quand ils finissent exécuter la musique. Ainsi par exemple, je voudrais le corriger ci-dessous :
Quatorze juillet
L’écho des pas cadencés
De l’orchestre
Ce fut une très agréable et très instructive rencontre.
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